Adventure Guide
2 Jours de Randonnées dans le Mercantour (avec une Nuit en refuge)

Cet été, j’avais absolument envie d’aller à la montagne et de tester l’expérience de dormir en refuge.
J’aimerais prochainement dormir en tente, mais n’ayant pas encore le matériel, je me suis dit qu’une première nuit en refuge serait une belle étape intermédiaire. Passons ! Pour cette première escapade en montagne, j’ai opté pour deux randonnées sur deux jours dans le Parc National du Mercantour, à seulement 1h30 de Nice !
Ce parcours est tout à fait faisable en deux jours, mais je le recommanderais plutôt en trois pour pouvoir ajouter une dernière étape (Lac de Vens) dont je parlerais plus loin !

Pour la petite anecdote personnel, je suis partie le matin même sur un coup de tête donc ma préparation était bien présente mais furtive. Dans cet article, je vous ai donc rassemblé tous mes conseils sur les choses à anticiper pour ces deux jours.
Quelques chiffres
- Départ : Saint-Étienne-de-Tinée (1h30 de Nice)
- Durée : 2 jours (3 jours recommandés)
- Hébergement : Refuge de Rabuons (J’ai tout détaillé ICI )
- Point culminant : Mont Ténibre — 3 013 m
- Difficulté : Intermédiaire (Jour 1) / Difficile (Jour 2)
- Dénivelé total : +1 400 mètres (J1) + 540 mètres (J2)
- Période : Mi-Juin / Fin Septembre (Gardiennage)
- Parking : Maison du Mercantour (Gratuit)
Comment accéder au départ : Saint-Étienne-de-Tinée
Depuis Nice, il faut environ 1h30 de route pour rejoindre Saint-Étienne-de-Tinée, le point de départ de cette randonnée.
Une fois sur place, vous pouvez vous garer sur le parking de la Maison du Mercantour, (il est gratuit). C’est là que j’ai laissé ma voiture pendant les deux jours de randonnée — très pratique et directement à côté du point de départ et d’arrivé.
Mon conseil : Arrivez tôt le matin pour pouvoir prendre le temps de s’arrêter et pouvoir se poser au refuge avant le lendemain. Le dénivelé est conséquent et il vaut mieux ne pas partir trop tard.
Jour 1 — Montée vers le Refuge de Rabuons
L’ascension
Au départ du parking, la direction est bien indiqué : montée vers le refuge de Rabuons. Et c’est une vraie montée — comptez environ +1 400 m de dénivelé positif sur cette première journée.


Tout au long du trajet, c’est une ascension continue. Pas de faux plat, pas de replat confortable au milieu — on monte, on monte, et on monte encore. C’est exigeant, mais le paysage qui se dévoile au fur et à mesure vaut chaque effort.
Une fois tout en haut, avant d’arriver au refuge, il faudra longer la paroi de la montagne sur un passage horizontal — un peu aérien mais tout à fait accessible.
Le refuge de Rabuons
Le refuge de Rabuons est ouvert de mi-juin à find septembre.




Je recommande de réserver à l’avance, surtout en plein été et sur les week-ends. En semaine vous aurez déjà plus de chance et pourrez peut être réserver le matin pour le soir comme j’ai fait (par téléphone uniquement pour le jour même), mais ne prenez pas ce risque.
Leur site internet est très bien fait et permet de réserver facilement la nuitée, le dîner et le petit déjeuner au choix. Vous pouvez aussi les appeler directement.
Prix
- Nuité : 23€
- Diner : 24€
- Petit – Déjeuner : 9€
- Repas Froid (Pic Nic) : 12,50€
Mon conseil : J’avais pris mon diner à emporter pour le premier soir, vous pouvez prendre des petits encas pour le matin et la journée du lendemain également.
Jour 2 — Ascension du Mont Ténibre (3 013 m)
Le départ depuis le refuge
Pour cette deuxième journée, j’ai voulu pousser jusqu’au Mont Ténibre, qui culmine à 3 013 mètres.
C’est un parcours assez difficile, surtout en termes d’orientation. N’ayant pas enregistré de trace GPX à l’avance, il m’a été compliqué à certains moments de bien suivre le chemin — d’autant que le réseau peut être absent en altitude.
⚠️ Conseil important : Enregistrez une trace GPX sur votre montre connectée ou sur votre téléphone avant de partir, quand vous avez encore du réseau. C’est indispensable sur ce type de parcours non balisé.
Le sentier vers le sommet
L’itinéraire du jour 2 se déroule en plusieurs phases :
Phase 1 — Les lacs On commence par longer plusieurs lacs en suivant le sentier. C’est la partie la plus accessible et la plus belle en termes de paysage. Les reflets des sommets dans l’eau sont magnifiques.


Phase 2 — Les pierriers Ensuite, on arrive au pied d’une montagne et le sentier laisse place à un terrain de pierres. L’ascension commence à se compliquer. Le chemin n’est pas balisé, mais des cairns (petits tas de pierres) disposés sur les côtés du sentier permettent de garder la bonne direction. Il faut les suivre attentivement.
Phase 3 — La frontière italienne En continuant à marcher dans les pierres, on arrive à la frontière avec l’Italie. Là, bonne surprise : les Italiens ont balisé le sentier avec des points rouges un peu partout. Plus facile à suivre de ce côté !


Phase 4 — Le panneau du refuge de Rabuons Juste avant d’arriver au sommet, on passe de l’autre côté de la crête. Un panneau en bois ion met les pieds dans les pirriers indique “Refuge de Rabuons”. C’est ici qu’il faut prendre à droite, en direction des deux croix visibles au sommet du Mont Ténibre.
Phase 5 — Le sommet L’ascension finale vers le sommet est la plus technique. Aucun sentier bien défini — il faut se frayer un passage dans les pierres et improviser son chemin en gardant les deux croix en ligne de mire. C’est exigeant mais pas impossible si on prend son temps. Le plus important est de faire ate l’
Au sommet— 3 013 m
Perchée à 3 013 mètres sur le Mont Ténibre, j’ai pris le temps de m’asseoir et de manger mon petit repas.
La vue depuis là-haut est vraiment magique. On est à la frontière franco-italienne, les crêtes qui s’enchaînent à perte de vue, on a l’impression de surplombé le reste du monde pendant le temps d’un instant. Un moment que je n’oublierai pas.
La descente — Le vrai défi du parcours


Après le sommet, direction la descente vers le lac, puis retour sur Saint-Étienne-de-Tinée.
Et c’est là que le parcours devient vraiment physique. Redescendre 2 000 m de dénivelé négatif après une ascension dans les pierriers, ça use les genoux, les cuisses et le moral. Il faut prendre son temps, soigner chaque appui dans les pierres et ne pas se précipiter car la moindre erreur et on peut facilement se fouler une cheville (a minima). Cela n’est pas pour faire peur mais j’ai fais le parcours seule et je peux vous dire qu’il y a pas une seconde où j’ai lâché mon attention.
Le parcours complet sur deux jours est faisable, mais il est assez intense, surtout sur cette descente finale.
Mon honnêteté : Si vous n’avez pas l’habitude des longues randonnées en montagne, je recommande vraiment de prévoir trois jours au lieu de deux, pour étaler l’effort et profiter davantage des paysages. La version en deux jours est réalisable mais laisse peu de marge.
Read Also : Salt Road in the Italian Alps
Mes conseils pour préparer cette randonnée
Mes indispensables :
- Chaussures de randonnée (pas des baskets de running). Pour ma part j’ai les XT6 de chez Salomon que je ne quitte plus, je les adore (Ici).
- Bâtons de randonnée si besoin (très très utiles à la descente, croyez-moi!, je n’en n’avais pas donc j’ai du prendre 2 batons de bois à la place). Le mieux est de prendre des rétractables pour les rangés à la monté si vous n’en n’avez pas besoin.
- Vêtements chauds (il fait froid en altitude même en été, canicule en bas et 10 degrés en haut).
- Coupe-vent imperméable + Polaire ou petite doudoune retractable.
- Crème solaire et bonnes lunettes de soleil (l’UV en altitude est fort).
- Batterie portable car on ne peut pas recharger ses appareils au refuge.
Avant de partir :
- Téléchargez une trace GPX avant de quitter la zone avec du réseau.
- Réservez le refuge de Rabuons à l’avance, surtout en juillet-août en week-end.
- Vérifiez la météo — en altitude, elle peut changer très vite et les orages en montagne ne sont pas à prendre à la légère. Le temps peut tourner très rapidement. Souvent a partir de 15h.
- Emportez suffisamment d’eau et de nourriture pour les deux jours. Vous pourrez remplir votre eau au refuge mais uniquement en période de gardiennage.
- Avoir suffisamment de batterie pour les deux jours.
Se frayer son chemin :
- Suivez les cairns dans les zones non balisées.
- Traversez la frontière italienne pour profiter du balisage rouge.
- Google Maps (quand il y a du réseau, Étonnamment plus que je pensais)
- Mettre sa trace GPX sur sa montre connecté ou sur son téléphone.
En bref
Cette escapade de deux jours dans le Mercantour au départ de Nice, c’est exactement ce que je cherchais : de la vraie montagne, du dénivelé, une nuit en refuge, et un sommet à plus de 3 000 mètres.
C’est accessible depuis Nice sans avoir besoin d’aller loin (seulement 1h30). Et c’est un beau premier pas vers des aventures plus longues en itinérance.
Je recommande ce parcours à tous ceux qui veulent découvrir la randonnée en refuge ou tester leur première nuit en montagne. Mais allez-y en étant bien préparés — surtout en ce qui concerne la trace GPX et les équipements (batons, nourriture…)
Et vous, vous avez déjà randonné dans le Mercantour ? Des questions sur l’itinéraire ou le refuge ? Dites-moi en commentaire !












